Un haiku se lit un peu comme on contemple un tableau, sur le même tempo. Le poète est peintre, mais un peintre qui sur sa palette disposerait, outre les couleurs, de sons, d'odeurs et de saveurs philosophiques. Le haiku, en reflétant un évènement du domaine des sens, nous donne accès, d'emblée, au sens.
De passage à Matsushima, les "Iles des Pins", où "la beauté du paysage surpasse toute description", Bashô écrit:
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ah! Matsushima
Matsushima ah!
ah! Matsushima
Dans ce recueil sont rassemblés des haikus de ces grands maîtres que sont Bashô, Buson, Issa, Ryokan (1758-1831), Shiki, Santoka, Hosai (1885-1926) et de quelques autres, classés de façon chronologique, ce qui permettra au lecteur d'y découvrir, au fil du temps, une certaine manière d'évolution.
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quelqu'un rend visite
à quelqu'un
crépuscule d'automne
(Buson)
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me rendant sur les tombes
le vieux chien
va devant
(Issa)



